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Les enfants HP, un fonctionnement intellectuel différent PDF Imprimer Envoyer

Les enfants HP ont un mode de traitement de la pensée très différent de la moyenne de la population.

Ils ont des capacités de traitement analogique plus importantes, ont un mode de traitement plus rapide, comprennent plus vite. Ils possèdent une mémoire courte deux fois plus élevée que la norme et une mémoire longue bien au dessus de la norme, également.

Dans son livre l’enfant surdoué, l’aider à grandir, l’aider à réussir, Jeanne Siaud-Facchin explique que des études sur le cerveau ont démontré que les HP utilisent davantage leur hémisphère droit, celui qui traite les informations de manière globale, simultanée et gère les émotions, que leur hémisphère gauche qui analyse et décompose l’information de manière séquentielle. De plus, leur cerveau, semble-t-il reçoit une plus grande quantité d’information au même moment et l’échange entre les deux hémisphères se fait de manière plus rapide.

Parallèlement aux tests psychométriques (Tests de QI), une deuxième catégorie de tests a été développée par des chercheurs anglo-saxons pour apprécier la pensée divergente, c’est-à-dire l’aptitude de tout un chacun à pouvoir proposer des solutions alternatives originales et novatrices à des situations auxquelles il peut être confronté.

Ces travaux sur la pensée divergente ont remis en lumière de rôle de l’intuition, composante psychique longtemps considérée comme un sixième sens. Ce mode de traitement semble particulièrement efficace chez les enfants à haut potentiel intellectuel, qui ont des aptitudes à pouvoir appliquer des solutions plus qu’à pouvoir les expliquer. Ils ont une aptitude et une facilité à pouvoir mobiliser de manière déconcertante et fulgurante la pensée logique formelle, la pensée divergente et le facteur intuitif.

C’est également Jeanne Siaud-Facchin qui explique que les enfants HP ont une pensée en arborescence, alors que les enfants dit « normaux » ont un mode de pensée séquentiel. Le mode séquentiel est celui sur lequel fonctionne le système scolaire. Ce qui explique que les enfants HP se sentent décalés et que les enseignants ne comprennent pas pourquoi un enfant officiellement déclaré « intelligent » soit incapable d’appliquer des méthodes d’apprentissage ou de résolution de problèmes qui ont pourtant fait leurs preuves auprès de tant et tant d’enfants.

Si par exemple l’enseignant pose un problème comportant des additions et des soustractions, l’enfant HP pourra donner immédiatement la réponse sans donner aucune explication sur sa méthode de calcul. Si on lui demande comment il a trouvé, il sera incapable de l’expliquer et répondra qu’il savait, tout simplement. Ce qui vraisemblablement lui vaudra une mauvaise note et la conclusion que cet enfant n’a rien compris, alors qu’il n’a tout simplement pas assimilé la méthode séquentielle de résolution des problèmes proposée par le système scolaire.

De la même manière pour la rédaction d’un texte racontant ses vacances, alors que l’enfant classique racontera une anecdote comportant un début, un milieu et une fin ; l’enfant HP se perdra dans ses pensées et ses souvenirs, chaque réflexion en amenant une autre, et au bout d’une heure, bien loin de son sujet et devant sa feuille restée blanche il écrira n’importe quoi et se retrouvera « hors-sujet ».

L’enfant HP ne possède pas naturellement la faculté d’organiser ses pensées de façon séquentielle.

 
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